Le nez au vent

Publié le par Aina




On n’a pas trop l’habitude de se promener dans les ruelles d’Antananarivo, sans but précis mais juste marcher pour redécouvrir pour la millième fois les coins et recoins de la ville, et pour s’imprégner de l’ambiance de la rue. L’insécurité y est pour beaucoup, mais l’on pourrait aussi penser que de toute façon il n’y a rien à voir. Ce qui faisait la renommée de la capitale ont disparu : le Palais de la Reine a brûlé (on attend avec impatience qu’elle soit reconstruite mais, au fond de notre cœur, on saura que ce n’est plus le même Palais, malheureusement), le marché du Zoma n’est plus, etc.

 

Mais on peut passer un moment tranquille si on sait prendre le temps de marcher, de se promener dans des endroits tranquilles comme à Faravohitra (en hauteur de Tanà) et continuer vers Andohalo, en oubliant les mille et un désordres qui sont malheureusement devenus notre lot quotidien, les embouteillages et le stress marquant le visage des gens. Au niveau de l’église catholique de Faravohitra, prenez directement la montée. Arrivés à une croisée de chemin, vous pouvez aller faire un saut chez le marchand de koba qui se trouve 500m en prenant la ruelle de gauche. Les koba y sont divins, et je n’hésite jamais à faire tout ce chemin pour goûter ce délice. Vous pouvez reprendre votre chemin soit en continuant soit en revenant sur vos pas et remonter. Les deux ruelles mènent à un autre croisement.

 

Redescendez en faisant la rue parallèle de ce que vous avez fait en montant, et là, levez votre tête et appréciez les belles maisons de style traditionnel malgache qui bordent cette rue. Appréciez la beauté et le volume. De temps en temps, quand la vue vous le permet, regardez le paysage au loin. Voilà comment j’ai redécouvert cette partie de Tanà. Je me suis rendue compte que j’ai quand même fait une belle ballade. Pas besoin de choses à voir, juste marcher, apprécier et surtout aimer sa ville …

Publié dans Dans Tanà

Commenter cet article